« BORDEAUX EST SUR LE PONT »
D’abord, parce que c’est en 2024 qu’a été inauguré le Pont Simone Veil, équipement public majeur et totem métropolitain offrant une réelle continuité pour les Boulevards.
Ensuite, parce que la réalisation de cet ouvrage symbolise à elle seule toutes les épreuves que les projets de manière générale – et les projets immobiliers en particulier – doivent le plus souvent affronter : quelques obstacles, de nombreux rebondissements, pour aboutir à un succès collectif. La vie des projets n’est que très rarement le « long fleuve tranquille » que les ponts sont censés enjamber…
Bordeaux est sur le pont, enfin, pour témoigner de la mobilisation générale des acteurs publics et privés de l’immobilier d’entreprise pour faire face à la période de crise actuellement traversée.
QUE RETENIR DU MILLÉSIME 2024 SUR LA PLACE BORDELAISE ?
Pas de record pour le marché des bureaux qui s’affiche en recul de 31 % par rapport à l’année 2023. Ce sont 245 transactions pour 118 000 m2 qui ont été comptabilisées sur un marché où les signatures de plus de 1 000 m2 se font plus rares. Le socle de transactions réalisées à destination des TPE / PME reste solide et quelques belles opérations de plus de 5 000 m2 ont été réalisées avec la MSA de la Gironde, l’Estaca, Cap Ingelec ou encore France Travail.
Longtemps considéré comme outsider de l’immobilier d’entreprise, le marché des locaux d’activités et entrepôts réalise quant à lui une belle performance.
L’agglomération bordelaise conforte son statut de place productive et industrielle, enregistrant des transactions d’ampleur dans les secteurs de l’aéronautique (Dassault), de la métallurgie (Lamso) ou de la maroquinerie de luxe (Hermès). Totalisant près de 150 000 m2 placés, l’exercice 2024 se positionne au-dessus de la moyenne décennale. Le marché des entrepôts n’est quant à lui pas en reste, porté par la dynamique des produits logistiques de plus de 5 000 m2. 147 000 m2 sont comptabilisés sur ce marché en 19 transactions. Les comptes propres font leur retour et témoignent de la confiance des utilisateurs en notre territoire. L’offre neuve reste cependant quasi inexistante.
CAP SUR 2025 !
À Bordeaux comme sur la plupart des marchés de région, les volumes investis sont en retrait. La tendance est toutefois à la reprise pour l’année 2025 dans un contexte où l’horizon semble s’éclaircir : ralentissement de l’inflation, baisse des coûts de construction, et taux de financement plus attractifs sont autant de signaux favorables. Localement, nous avons pu démontrer notre capacité à « faire ensemble » et jouer collectif pour atténuer les effets de la crise et amorcer notre rebond. Avec la mobilisation de toutes ses forces vives, notre territoire a donc bien des raisons de se montrer optimiste : tous sur le pont, et Cap sur 2025 !
Alexandre CIEUX
Président de l’OIEB